Les locaux de l’agence principale de la BCEAO à Bamako, au Mali, ont abrité, le vendredi 20 décembre 2024, la 4ᵉ session ordinaire du conseil des ministres de l’Union économique et monétaire ouest-africaine (UEMOA). Ainsi, au titre de la Commission de l’UEMOA, le conseil s’est penché sur le guide méthodologique définissant les modalités d’élaboration et de calcul de l’Indice harmonisé des prix à la consommation (IHPC) au sein des États membres. L’IHPC base 100 en 2023 est désormais le nouvel instrument officiel de mesure de l’inflation dans la zone UEMOA, en remplacement de l’IHPC base 100 en 2014. Ce changement permet à la zone UEMOA de se conformer aux dernières normes internationales en matière d’indice des prix à la consommation et de mieux prendre en compte les habitudes actuelles de consommation des ménages dans la mesure de l’inflation.
Toujours au compte de la Commission, le budget des organes de l’UEMOA pour l’exercice 2025 se chiffre à 149,6 milliards FCFA en recettes et en dépenses, contre 142 milliards FCFA pour celui de 2024, soit une hausse de 5,3 %. Ce budget, adopté par le conseil, couvre les activités d’amorçage de la mise en œuvre du nouveau plan stratégique de la Commission, dénommé Impact 2030, visant essentiellement à accroître la performance de la Commission de l’UEMOA et l’impact de ses interventions sur les populations des États membres.
Croissance du PIB projetée à 6,3 % pour 2025 : des perspectives économiques favorables pour la sous-région
En outre, l’évolution récente de la situation économique de la zone, empreinte de satisfaction, a fait l’objet d’examen par les ministres. Il en ressort qu’en 2024, le rythme de progression de l’activité économique a connu une accélération. De 5,3 % en 2023, le PIB de la zone est ressorti à 6 % en 2024 et progressera pour s’établir à 6,3 % en 2025. Une accélération qui serait imputable à la bonne tenue des productions agricoles, extractives et manufacturières, ainsi qu’aux activités commerciales et financières. Quant au taux d’inflation, comparativement à son niveau en 2023, il s’est stabilisé à 4,1 % entre le deuxième et le troisième trimestre de l’année 2024.
Par ailleurs, pour le compte de la Banque ouest-africaine de développement (BOAD), plusieurs décisions importantes ont été prises, dont l’approbation des perspectives financières actualisées 2025-2029 de la Banque. Aussi, les ministres ont validé la note relative à la levée des immunités et privilèges de la BOAD dans le cadre de la mise en place d’une cinquième ligne de crédit de la KfW en faveur de la Banque, destinée au financement des micros, petites et moyennes entreprises, ainsi que celle relative à la levée des immunités et privilèges de la BOAD dans le cadre de l’octroi à la Banque d’un concours conjoint de l’Agence japonaise de coopération internationale (JICA) et d’un consortium de banques commerciales. Le conseil a également approuvé les résultats de l’appel d’offres pour la sélection du commissariat aux comptes de la BOAD au titre des exercices 2025 à 2027 et la proposition de création d’une fondation d’entreprise par la Banque.
Par Léon Yougbaré




