Dette publique : le Nigeria dépense 3 129 milliards FCFA au cours des neuf premiers mois de l’année 2024

Le Nigeria a dépensé 8 940 milliards de nairas, soit environ 3 129 milliards de FCFA, pour le service de sa dette au cours des neuf premiers mois de 2024. Ce montant représente 47 % des dépenses totales de l’État sur cette période et marque une augmentation spectaculaire de 56,8 % par rapport aux 1 992 milliards de FCFA (5 690 milliards de nairas) dépensés à la même période en 2023. Ces données, issues du bulletin statistique trimestriel de la Banque centrale du Nigeria

Le poids croissant de la dette publique se reflète dans un ratio dette/revenus alarmant. Au cours des neuf premiers mois de l’année, le service de la dette a représenté 147 % des revenus non distribués, contre 132 % en 2023. Cela signifie que le paye a dépensé bien plus pour honorer ses dettes qu’il n’a généré de revenus disponibles, accentuant une dépendance accumulée à l’endettement pour maintenir ses opérations budgétaires. Le gouvernement n’a généré que 2 130 milliards de FCFA (6 080 milliards de nairas) de revenus sur la période, alors que les charges liées à la dette ont largement dépassé cette somme.

Parallèlement, les dépenses courantes ont bondi pour atteindre 5 290 milliards de FCFA (15 110 milliards de nairas), en hausse de 45,6 % par rapport aux 3 630 milliards de FCFA (10 380 milliards de nairas) enregistrés en 2023. Cette augmentation traduit une pression croissante sur le budget de l’État, les coûts liés au personnel, aux frais généraux et aux transferts ayant considérablement augmenté. Seules les pensions et gratifications ont légèrement diminué sur la période. Les dépenses d’investissement ont également progressé, atteignant 1 352 milliards de FCFA (3 860 milliards de nairas), mais cette hausse reste bien inférieure à celle des dépenses récurrentes, ce qui illustre comment les contraintes liées à la dette limitent les marges de manœuvre pour financer des projets essentiels, notamment dans les infrastructures.

Le déficit budgétaire, quant à lui, s’est creusé de manière significative. Entre janvier et septembre 2024, il a atteint 4 514 milliards de FCFA (12 890 milliards de nairas), contre 3 241 milliards de FCFA (9 250 milliards de nairas) à la même période l’année précédente, soit une augmentation de l’année précédente. Ce gouffre reflète l’incapacité des recettes publiques à suivre le rythme des dépenses, une situation exacerbée par l’explosion des coûts du service de la dette.

Par O.D

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