La République Démocratique du Congo (RDC) a reçu 11,014 milliards de FCFA (19,47 millions de dollars) en reconnaissance de ses efforts pour réduire les émissions de carbone grâce à la protection et à la restauration des forêts dans la province du Mai-Ndombe. Ce paiement, issu du Fonds de partenariat pour le carbone forestier (FCPF) de la Banque mondiale, représente le premier versement d’un accord plus large qui pourrait débloquer jusqu’à 31,133 milliards de FCFA (55 millions de dollars) pour la réduction de 11 millions de tonnes d’émissions de carbone.
Une part significative de ces fonds sera allouée aux communautés locales et aux peuples autochtones, qui jouent un rôle crucial dans la conservation des forêts. Les réductions d’émissions, une fois vérifiées de manière indépendante, seront converties en crédits carbone. En plus des paiements de la Banque mondiale, la RDC recevra 1,7 million de crédits carbone supplémentaires, offrant ainsi une opportunité d’attirer des acheteurs privés et de développer des activités économiques, tout en avançant vers ses objectifs climatiques.
Le gouvernement de la RDC a élaboré un Plan de partage des bénéfices transparent et inclusif pour garantir que le financement atteigne ceux qui travaillent sur le terrain. Ce plan, développé en consultation avec les parties prenantes locales, vise à distribuer équitablement les paiements carbone parmi les communautés locales, les autorités coutumières et d’autres partenaires, en mettant l’accent sur les groupes vulnérables.
Programme juridictionnel de réductions des émissions
Axé sur la province du Mai-Ndombe, le Programme juridictionnel de réductions des émissions promeut un modèle de développement durable qui vise à réduire la pauvreté tout en protégeant les ressources naturelles et en atténuant le changement climatique.
Le programme devrait bénéficier à plus de 120 000 personnes, y compris des femmes, des jeunes et des peuples autochtones, en favorisant la gestion durable des forêts et l’agroforesterie. Il permettra de gérer durablement 400 000 hectares de terres, de créer des opportunités économiques à travers les chaînes de valeur forestières et l’écotourisme, et de générer environ 2 000 emplois locaux. De plus, il soutiendra les institutions provinciales par des investissements dans les infrastructures de huit territoires et réhabilitera plus de 900 kilomètres de routes rurales pour améliorer la connectivité économique.
Par Bernadette W. Gansonré


