Le Ghana Gold Board (GoldBod) a clôturé l’exercice financier 2025 avec un excédent important, démentant les informations selon lesquelles l’institution aurait subi des pertes dans le cadre du programme « Or contre réserves ».
Selon le directeur général Sammy Gyamfi de Ghana Gold Board (GoldBod), l’institution, bien qu’elle ne soit pas à but lucratif, a généré plus de 50,7 milliards de FCFA, soit 960 millions de cédis de revenus pour des dépenses totales inférieures à 6,3 milliards de FCFA, soit 120 millions de cedis, permettant de déclarer un excédent compris entre 36,9 et 42,2 milliards de FCFA (700 et 800 millions de cedis). Ces comptes, basés sur des rapports de gestion non audités, feront l’objet d’un audit externe par le vérificateur général d’ici la fin du premier trimestre 2026.
Cette performance reflète la consolidation du programme Gold-for-Reserves (G4R), qui consiste à acheter de l’or localement avec des cedis pour le revendre contre des devises étrangères, renforçant ainsi les réserves de change du pays sans recourir à l’endettement extérieur. En 2025, GoldBod a acquis plus de 100 tonnes d’or artisanal et à petite échelle et environ 20 % de la production de neuf grandes sociétés minières, contribuant à porter les réserves d’or de la Banque du Ghana à 38,04 tonnes en octobre 2025, contre 8,78 tonnes en mai 2023.
Le programme a permis d’enregistrer plus de 6 064,5 milliards de FCFA, soit 10,8 milliards de dollars d’entrées de devises en 2025, une appréciation de 41 % du cedi face au dollar américain et une augmentation des réserves de change, passant d’environ 5 053,7 milliards FCFA, soit 9 milliards de dollars à plus de 6 738,3 milliards de FCFA, soit 12 milliards de dollars.
Sammy Gyamfi a rappelé l’impact négatif de la taxe de 3 % sur les exportations d’or artisanal instaurée en 2021, qui avait entraîné une chute dramatique de la production et des recettes en devises, passant de 39,3 tonnes (1 123 milliards de FCFA, soit 2 milliards de dollars) en 2020 à seulement 3,4 tonnes en 2021. Cette expérience a guidé la politique actuelle, qui privilégie des taux compétitifs afin de formaliser le secteur artisanal et limiter la contrebande.
Par Bernadette W.Gansonré
1 dollar au 05 janvier 2026 : 561,53 FCFA
1 cédi au 05 janvier 2026 : 52,85 FCFA


