Le gouvernement ghanéen prévoit de relancer les opérations de raffinage de pétrole brut à la raffinerie de Tema d’ici la fin de l’année, selon la porte-parole adjointe de la présidence, Shamima Muslim. Cette initiative vise à réduire la facture annuelle d’importation de pétrole, qui atteint 5 779,5 milliards de FCFA (10,2 milliards de dollars), à stabiliser les prix locaux et à préserver les réserves de change. Elle intervient après un processus d’évaluation et de restructuration achevé à 98 %.
La raffinerie de Tema fonctionnera désormais sous un contrat de sous-traitance avec Sentuo Oil Refinery Limited et devrait couvrir environ 60 % de la consommation locale de pétrole brut, ce qui pourrait générer des économies de près de 226,6 milliards de FCFA (400 millions de dollars) par mois.
Pour renforcer la capacité de raffinage, le gouvernement prévoit de moderniser les unités de distillation, les pipelines et les infrastructures de stockage. Ces travaux permettront de sécuriser l’approvisionnement énergétique et de réduire la dépendance aux produits pétroliers importés, limitant ainsi la pression sur le cedi et sur l’équilibre budgétaire.
La relance de la raffinerie s’inscrit dans un contexte macroéconomique plus large. L’inflation a reculé à 8 % et le cedi s’est stabilisé, grâce à l’augmentation des exportations d’or, qui ont généré plus de 4 532,9 milliards de FCFA (8 milliards de dollars) de recettes en devises. Les réformes fiscales et monétaires menées par le gouvernement ont restauré la confiance des investisseurs et renforcé la discipline dans la gestion économique.
Parallèlement, le gouvernement soutient la croissance et l’emploi à travers plusieurs initiatives. Le programme d’économie fonctionnant 24 heures sur 24 et la revitalisation de l’Autorité des zones franches visent à créer 2 millions d’emplois et à stimuler la production dans les ports et zones industrielles. Ce plan est soutenu par un investissement de 2 266,4 milliards de FCFA (4 milliards de dollars) et un fonds d’amorçage de 226,6 milliards de FCFA (400 millions de dollars).
Dans le secteur de l’énergie, des partenariats avec le secteur privé ont permis la mise en service d’une centrale solaire photovoltaïque flottante de 5 MW à Bui, la première en Afrique de l’Ouest, avec une extension de 25 MW prévue l’année prochaine.
Le gouvernement encourage le secteur privé à tirer parti de cet environnement favorable, mettant l’accent sur la sécurité énergétique et le développement durable. Ces mesures visent à positionner le Ghana comme un pôle industriel et d’exportation dans la sous-région.
Par Leila Toé


