Ghana : Les recettes douanières ont dépassé 1 770 milliards de FCFA en septembre 2025.

Les réformes engagées par le Ghana pour moderniser ses ports et simplifier les procédures douanières commencent à produire des résultats tangibles. En septembre 2025, les recettes douanières ont atteint 1 773,48 milliards de FCFA, soit l’équivalent de 3,17 milliards de dollars américains, soutenues par l’accélération des opérations de dédouanement, l’extension des horaires portuaires et la montée en puissance des outils numériques.

D’après l’Association des importateurs et exportateurs du Ghana, ce niveau de recettes marque une progression par rapport à septembre 2024, où elles s’élevaient à 1 734,32 milliards de FCFA, soit environ 3,10 milliards de dollars américains. Cette évolution reflète la hausse des volumes d’échanges commerciaux, une meilleure conformité aux règles douanières ainsi que l’impact des politiques publiques visant à renforcer le recouvrement tout en allégeant les contraintes opérationnelles.

L’amélioration des performances douanières en septembre 2025 est également liée aux changements opérés dans la gestion des ports, notamment à Tema, principal point d’entrée maritime du pays. La généralisation des opérations continues, fonctionnant 24h/24, a permis d’accroître la capacité de traitement des marchandises et de réduire les délais. Cette organisation s’inscrit dans la stratégie nationale de promotion d’une économie fonctionnant en continu et vise à renforcer l’attractivité des ports ghanéens face à la concurrence régionale.

L’extension des horaires a contribué à fluidifier les échanges, en particulier pour les marchandises sensibles au facteur temps. Les importateurs bénéficient désormais de davantage de flexibilité pour accomplir leurs formalités, ce qui réduit les coûts liés au stockage et limite les retards dans les chaînes d’approvisionnement. Cette évolution améliore la prévisibilité des opérations logistiques et renforce la confiance des acteurs du commerce international.

Pour soutenir cette dynamique, le système financier s’est progressivement adapté aux nouvelles exigences opérationnelles. Certaines institutions proposent désormais des services de paiement accessibles en continu, facilitant le règlement des droits et taxes et améliorant la coordination entre les opérations portuaires et financières. Cette approche intégrée renforce l’efficacité globale de la chaîne commerciale.

Parallèlement, la modernisation du Système intégré de gestion douanière a constitué un levier important d’amélioration. Cette plateforme, qui centralise les déclarations, le calcul des droits et le suivi des marchandises, a vu ses capacités renforcées afin de réduire les interruptions et d’améliorer la fiabilité des traitements. Les ajustements apportés ont permis de répondre aux difficultés techniques observées par le passé et de renforcer la transparence des procédures.

Les ports ghanéens concentrent l’essentiel des flux commerciaux du pays et représentent la principale source de recettes douanières, loin devant les postes frontaliers terrestres et les aéroports. Leur performance est donc déterminante pour la mobilisation des ressources publiques et pour la compétitivité globale de l’économie. L’amélioration de leur efficacité contribue directement aux efforts du gouvernement pour accroître les recettes propres sans recourir à de nouvelles mesures fiscales.

Cette dynamique s’inscrit également dans les ambitions du Ghana au sein de la Zone de libre-échange continentale africaine. Des infrastructures portuaires performantes et des procédures douanières fluides constituent un avantage stratégique pour attirer les flux commerciaux régionaux et positionner le pays comme plateforme logistique en Afrique de l’Ouest.

Par Bernadette W.Gansonré

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