La Banque d’Investissement et de Développement de la CEDEAO (BIDC) a signé un protocole d’accord avec l’Assurance pour le Développement du Commerce et de l’Investissement en Afrique (ATIDI), dans le but de renforcer l’appui au secteur privé dans la région ouest-africaine.
Ce protocole établit un cadre de coopération entre la BIDC et ATIDI, visant à atténuer les risques associés aux transactions du secteur privé dans la sous-région. L’objectif est d’attirer davantage d’investisseurs et de fournir des ressources à des conditions plus compétitives. Les deux institutions s’engagent ainsi à collaborer pour proposer des solutions adaptées aux activités économiques dans des secteurs clés, tout en soutenant l’expansion industrielle, le développement des infrastructures et la création d’une chaîne de valeur régionale.
Le président de la BIDC, Dr George Agyekum Donkor, a mis en évidence l’importance de mettre en œuvre des stratégies favorisant un environnement propice aux affaires, essentiel pour accélérer les flux de financement du secteur privé en faveur du développement des infrastructures. Il a également mis en avant les notations de crédit favorables de certains États membres, tels que le Bénin, la Côte d’Ivoire et le Cap-Vert, ainsi que l’assurance-crédit, qui constitue un outil essentiel pour réduire l’impact des défis macroéconomiques et politiques auxquels la sous-région est confrontée. En effet, elle permet d’attirer des financements dans des conditions plus favorables, soutenant ainsi l’agenda de développement des États de l’Afrique de l’Ouest.
De son côté, Manuel Moses, le directeur général d’ATIDI, a indiqué que ce protocole représente une avancée significative à plusieurs niveaux. Il souligne l’amélioration de l’accès au financement pour le secteur privé, en particulier pour les petites et moyennes entreprises (PME), qui sont essentielles à l’économie africaine. Cet accord renforce également l’engagement commun en faveur de l’intégration régionale, un élément clé de la transformation économique du continent. Il a conclu en ajoutant que la collaboration stratégique entre les principaux acteurs du financement du développement est essentielle pour générer l’impact souhaité sur le développement et favoriser des investissements transformationnels au bénéfice des citoyens de l’Afrique de l’Ouest.
Par Bernadette W. Gansonré


