En 2024, le Mali a enregistré des performances notables en matière de mobilisation des recettes publiques, selon les données officielles arrêtées au 31 décembre. Les régies financières ont dépassé les objectifs fixés, traduisant une dynamique favorable du recouvrement, dans un contexte toujours marqué par des besoins de financement importants.
Des recettes nettes en forte progression
Les recettes nettes recouvrées, hors crédits de TVA, ont atteint 2 344,56 milliards de FCFA en 2024, contre 2 077,27 milliards en 2023 et 1 741,27 milliards en 2022. Cette progression de 267,29 milliards de FCFA sur un an correspond à un taux de réalisation de 103,49 % par rapport aux prévisions initiales.
La Direction Générale des Impôts (DGI) a engrangé 1 285,34 milliards de FCFA, soit un taux de recouvrement de 102,01 %, représentant 53 % du total des recettes fiscales et non fiscales. De son côté, la Direction Générale des Douanes (DGD) a mobilisé 883,35 milliards de FCFA, avec un taux de réalisation remarquable de 111,11 %, représentant 36 % des recettes.
La Direction Générale du Trésor et de la Comptabilité Publique (DGTCP) et la Direction Générale des Domaines et du Cadastre (DGDC) ont respectivement contribué à hauteur de 43,27 milliards de FCFA (103,03 %) et 227,14 milliards de FCFA (129,79 %). En revanche, les dons programmes et legs (7,40 milliards de FCFA) et les dons projets provenant de l’extérieur (19,58 milliards de FCFA) n’ont atteint que 65,34 % et 26,11 % des prévisions, traduisant un niveau d’exécution bien en deçà des attentes.
Un déficit budgétaire en nette amélioration
Malgré cette bonne performance côté recettes, le Mali maintient un niveau de déficit important. Le budget général affiche un déficit de 428,34 milliards de FCFA à fin décembre 2024, en légère baisse par rapport à celui de 2023 (509,58 milliards), mais en hausse comparé à 2022 (386,30 milliards).
Les dépenses globales se sont établies à 3 016,17 milliards de FCFA en 2024, contre 2 463,56 milliards en 2023 et 2 250,85 milliards en 2022. Les dépenses ordinaires ont représenté la majeure partie avec 2 322,45 milliards de FCFA, dont 1 004,99 milliards pour les charges du personnel, 714,74 milliards pour les biens et services, 371,70 milliards pour les transferts et subventions, et 219,48 milliards pour le service de la dette. Les investissements exécutés par l’État se sont élevés à 693,72 milliards de FCFA.
Des prévisions revues à la hausse
Le plafond des dépenses budgétaires a été revu en cours d’année, passant de 3 070,74 à 3 138,64 milliards de FCFA, soit une hausse de 67,90 milliards. En revanche, le plafond de recettes est resté inchangé, renforçant mécaniquement le niveau du déficit prévisionnel, désormais estimé à 750,77 milliards de FCFA.
Par Ouattara


