RDC : Kamoa-Kakula a produit 388 838 tonnes de cuivre en 2025.

L’opérateur minier canadien Ivanhoe Mines a annoncé que le complexe de cuivre de Kamoa-Kakula en République démocratique du Congo a atteint ses objectifs de production en 2025, soutenu par des performances record du concentrateur de phase 3 et la montée en puissance de la fonderie. La société confirme ses prévisions pour 2026, avec une production de cuivre attendue entre 380 000 et 420 000 tonnes, portée par l’exploitation de nouvelles zones et l’écoulement des stocks de concentré existants.

En 2025, Kamoa-Kakula a produit 388 838 tonnes de cuivre en concentré, atteignant les objectifs fixés grâce à des performances record du concentrateur de phase 3, qui a traité 6,4 millions de tonnes de minerai, soit 30 % de plus que sa capacité nominale, avec un taux de récupération de 88,2 %.

La fonderie de Kamoa-Kakula est désormais opérationnelle. La production d’anodes en cuivre pur à 99,7 % atteint en moyenne 500 tonnes par jour, avec des premières exportations imminentes. Parallèlement, la fonderie produit de l’acide sulfurique à haute concentration à raison de 1 200 tonnes par jour, générant déjà des ventes et améliorant les marges opérationnelles grâce à la réduction des coûts logistiques et à la valeur ajoutée du traitement sur site des concentrés.

La montée en puissance de la fonderie devrait permettre d’atteindre un rythme annuel de production d’environ 500 000 tonnes d’anodes et d’accroître les marges grâce à la vente d’acide sulfurique sur le marché local, fortement sollicité après les restrictions d’exportation imposées par la Zambie.

Pour 2026, Ivanhoe Mines confirme ses prévisions pour Kamoa-Kakula entre 380 000 et 420 000 tonnes de cuivre, avec des stocks de concentré qui devraient contribuer à un excédent de production de 20 000 tonnes au cours du premier semestre. La teneur en cuivre des zones ouest de Kakula devrait passer de 3,5 à 4,0 %, améliorant le rendement global. Ces prévisions reposent sur les performances actuelles et les travaux en cours, notamment les assèchements supplémentaires à Kakula et la montée en puissance de la fonderie. Des risques subsistent liés à l’intégrité des infrastructures souterraines, à l’accès aux nouvelles zones d’exploitation et à la variabilité des teneurs en minerai. Ivanhoe Mines indique toutefois que ses prévisions reflètent une évaluation raisonnable des facteurs connus et disponibles à ce jour.

Ivanhoe poursuit également la montée en puissance du concentrateur Platreef Phase 1, dont l’alimentation en minerai de développement à faible teneur se poursuivra jusqu’au deuxième trimestre 2026, date à laquelle le minerai de production prendra le relais. La capacité nominale du concentrateur devrait atteindre 80 % d’ici la mi-2026.

Par Bernadette W.Gansonré

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