Les établissements bancaires burkinabè ont fait l’objet, au cours des cinq dernières années, de sanctions pécuniaires cumulées de 3,37 milliards FCFA, prononcées par la Commission bancaire et la Banque centrale des États de l’Afrique de l’Ouest (BCEAO).
Ce chiffre, contenu dans le rapport au fond de la Commission des finances et du budget (COMFIB), a été porté à la connaissance des députés à l’occasion de l’adoption, le vendredi 26 juin 2026, de la loi portant réglementation bancaire au Burkina Faso, lors d’une séance plénière de l’Assemblée législative du Peuple (ALP).
Le montant total des pénalités et sanctions pécuniaires infligées aux établissements burkinabè assujettis, puis effectivement reversé au Trésor public, se répartit de manière contrastée sur la période 2021-2025. En effet, pour l’année 2021, le montant total des sanctions s’élevait à 34,63 millions FCFA.
Il a grimpé à 492,96 millions FCFA en 2022, puis à 1,33 milliard FCFA en 2023, avant de retomber à 509,49 millions FCFA en 2024. Pour l’année 2025, le montant des sanctions est reparti à la hausse, atteignant 1 001 837 361 FCFA.
Interrogé par la COMFIB sur les moyens d’assurer une information effective et accessible à l’ensemble des citoyens, y compris ceux n’ayant pas accès aux outils numériques, concernant les sanctions prises à l’encontre des établissements, le gouvernement a rappelé que la loi bancaire et la Convention régissant la Commission bancaire encadrent les modalités de publication de ces décisions.
À cet effet, les sanctions font l’objet d’une publication, généralement partielle, sur les sites internet de la Commission bancaire et de la BCEAO, pour une durée indéterminée. Ce dispositif vise à renforcer la transparence et l’effet dissuasif des sanctions, tout en informant le public et les acteurs du secteur.
Par Léon Yougbaré


