jeudi 12 février 2026

Sénégal : Le projet de budget 2026 table sur des recettes de 6 188 milliards de FCFA et des dépenses de 7 433 milliards de FCFA.

Le Sénégal a dévoilé les grandes lignes de son projet de Loi de finances pour l’année 2026. Ce projet, marqué à la fois par une hausse des recettes et des dépenses ainsi que par une amélioration du solde budgétaire, s’inscrit dans les orientations stratégiques définies par le gouvernement à travers l’Agenda national de Transformation. Il s’aligne également sur la Stratégie d’Urgence de la Phase de Redressement économique, traduisant la volonté de consolider la relance tout en préservant l’équilibre des finances publiques.

Le projet de Loi de finances pour l’année 2026 est arrêté en recettes à 6 188,8 milliards de FCFA contre 5 014,3 milliards de FCFA en 2025, soit une progression de 1 174,5 milliards de FCFA, équivalente à 23,4 %. Parallèlement, les dépenses s’élèvent à 7 433,9 milliards de FCFA contre 6 614,8 milliards de FCFA en 2025, soit une hausse de 819,1 milliards de FCFA, représentant une augmentation de 12,4 %.

En ce qui concerne les recettes du budget général, elles atteignent 5 932,2 milliards de FCFA. Les recettes fiscales s’établissent à 5 384,8 milliards de FCFA, en progression de 1 025,2 milliards de FCFA par rapport à 2025. Cette évolution s’explique principalement par la dynamique des recettes fiscales issues du Programme de Résilience Économique et Sociale (PRES), évaluées à 703,6 milliards de FCFA, ainsi que par la hausse des impôts et taxes sur les marchés financés sur ressources extérieures, estimée à 269 milliards de FCFA.

Pour leur part, les recettes non fiscales et autres recettes s’élèvent à 355,9 milliards de FCFA, dont 59 milliards de FCFA proviennent du PRES. En revanche, les tirages sur dons-projets sont projetés à 145,2 milliards de FCFA, enregistrant ainsi une baisse de 54,8 milliards de FCFA. Par ailleurs, les dons budgétaires atteignent 46,3 milliards de FCFA et sont attendus principalement de l’Agence française de Développement, de la Coopération japonaise, de la Coopération allemande et de l’Union européenne.

S’agissant des dépenses du budget général, elles totalisent 7 177,2 milliards de FCFA. Les intérêts et commissions sur la dette publique sont portés à 1 190,6 milliards de FCFA contre 932,1 milliards de FCFA en 2025, soit une augmentation de 258,5 milliards de FCFA. De même, les dépenses de personnel atteignent 1 532,8 milliards de FCFA, en hausse de 47,3 milliards de FCFA.

En revanche, les dépenses d’acquisitions de biens et services et de transferts courants sont prévues à 1 650 milliards de FCFA contre 1 930,5 milliards de FCFA en 2025, soit une baisse de 280,5 milliards de FCFA. Cette diminution s’inscrit clairement dans la logique de rationalisation des dépenses publiques engagée par l’État. Du côté des dépenses en capital sur ressources internes, elles progressent sensiblement à 1 448,9 milliards de FCFA contre 880 milliards de FCFA en 2025, soit une hausse de 568,9 milliards de FCFA soutenue par les recettes du PRES. Les dépenses en capital sur ressources externes sont portées à 1 355 milliards de FCFA contre 1 167 milliards de FCFA, soit une hausse de 188 milliards de FCFA.

Enfin, le solde budgétaire de base ressort à -81,6 milliards de FCFA contre -678,5 milliards de FCFA, ce qui traduit les efforts significatifs déployés par l’État pour financer la quasi-totalité de ses dépenses à partir de ses ressources internes. Quant au déficit budgétaire global, il s’établit à 1 245,1 milliards de FCFA contre 1 600,5 milliards de FCFA en 2025, principalement en raison des dépenses financées par prêts projets, qui atteignent 1 209,8 milliards de FCFA.

Par Leila Toé

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