Dans un contexte économique marqué par une croissance robuste en Côte d’Ivoire et un environnement monétaire plus favorable, Société Générale Côte d’Ivoire (SGCI) affiche des résultats financiers solides au premier semestre 2025. La filiale du groupe bancaire français confirme son rôle de leader du secteur bancaire ivoirien et de soutien au financement de l’économie nationale.
Dans cet environnement favorable, SGCI a enregistré un bénéfice net de 53 milliards FCFA, en progression de 10 % sur un an. Son chiffre d’affaires s’élève à 132 milliards FCFA au terme du premier semestre, porté par une croissance de 6 % de la marge nette d’intérêt, malgré un ralentissement des commissions.
La maîtrise des charges d’exploitation, en baisse de 3,9 %, a contribué à l’amélioration du coefficient d’exploitation, qui s’établit à 38,9 %, en repli de 196 points de base par rapport à 2024.
Le coût net du risque ressort à 18,4 milliards FCFA, en ligne avec les prévisions budgétaires. Le portefeuille de crédits demeure sain, avec un taux de couverture des créances compromises de 91 %.
Le total du bilan de la banque atteint 3 724 milliards FCFA, en hausse de 6 %, tandis que les fonds propres progressent de 12 % pour s’établir à 446,8 milliards FCFA. Le ratio de solvabilité se maintient à 17,7 %, bien au-dessus du minimum réglementaire de 12,5 %.
La position de liquidité de la banque s’est consolidée, avec un encours de dépôts de 2 935 milliards FCFA, couvrant largement les crédits, estimés à 2 418 milliards FCFA. Le ratio prêts/dépôts s’améliore sensiblement pour ressortir à 82,4 %. De plus, les ratios prudentiels de liquidité à court terme (101 %) et de transformation à moyen et long terme (70 %) dépassent largement les seuils réglementaires.
Un leadership national confirmé
Avec 19 % de parts de marché sur les crédits et 15 % sur les dépôts, SGCI confirme sa place d’acteur majeur du secteur bancaire ivoirien. Ces performances traduisent, selon la direction, « la solidité du modèle opérationnel de la banque et son engagement constant à soutenir la croissance économique du pays ».
Par Léon Yougbaré


